Claude et ses deux petits chiens

Afin que quelqu’un commette le geste fatal que je n’ai pas osé mettre à exécution, quinquagénaire, brisé par l’échec de mon entreprise et les 4 ans de descente aux enfers qui s’ensuivirent, j’ai décidé en 1999 de traverser l’Afrique et d’atteindre le Cap de Bonne Espérance (L’espérance, étant ce dont j’avais le plus besoin !) avec mon 4 x 4 et ma vieille caravane de 22 ans, achetés d’occasion et pour l’occasion.

Une longue épopée qui dure plus de dix mois, au cours de laquelle j’ai surmonté obstacle après obstacle. 29 835 kilomètres plus tard, parcourus sans assurance, sur des routes et pistes souvent délabrées, j’ai atteint miraculeusement mon but initial… (Selon l’unanimité des professionnels du caravaning et de ceux qui connaissent bien l’Afrique, ce deal était impossible à réaliser…)

Kaly, un jeune Malien de 29 ans rencontré à Nouakchott, Jazz et Zimba, mes deux fidèles petits chiens, comme tous les villageois qui m’offrirent l’hospitalité et leurs amitiés, participèrent pleinement à la réussite de ce «Pari de Fou» (ce que titrèrent de nombreux médias) qui nous fit franchir des pays où, comme le Nigeria, subsistent guerres entre ethnies et rebellions…

Grâce à ce long voyage, j’ai pu rassembler les fragments éparpillés de mon puzzle perso, retrouvera ma dignité, apprendre l’humilité, réapprendre le sens du combat et m’aventurer par la suite vers de nouveaux horizons…

J’avais posé de nombreuses questions au rédacteur en chef de la revue Le Caravanier quelques jours avant mon départ en 1999 : « Je n’ai jamais tracté, c’est compliqué ? Et la vie en caravane, ça se passe comment ? Pour avoir de l’électricité, il faut un équipement particulier ? Et mes deux petits chiens, vous croyez qu’ils vont supporter le voyage…? »

Ce rédacteur en chef avait réalisé un reportage dans cette revue, mais je souhaite aujourd’hui vous faire découvrir dans ce blog tous les détails de ce voyage en caravane.

Claude Poirier